Son cri :
Taille : 35 cm
Envergure : 68 à 70 cm
Poids : 140 à 270 g
Longévité : 12 ans
Ordre : Charadriiformes
Famille : Scolopacidés
Genre : Tringa
Espèce : nebularia
Cet oiseau mesure 30 à 35 cm de longueur pour une masse de 150 à 260 grammes. C'est le chevalier le plus grand des six espèces du genre Tringa qui côtoient l'Europe. En été, le ventre et l'intérieur du cou sont blancs, les parties supérieures (dos et cou) sont de couleur gris cendré, présentant des motifs en formes de stries ou d'écailles. Le gris va en s'éclaircissant pour donner une couleur gris pâle au dessus de la tête. Son bec est gris sombre, légèrement arqué vers le haut. Le plumage internuptial (hiver) est proche, bien que l'on n'observe plus la présence de raies grises proches des parties internes du cou et du ventre. On n'observe pas de dimorphisme sexuel sensible. Les juvéniles possèdent un plumage proche de celui des adultes en période internuptiale. En vol, les parties supérieures extérieures des ailes sont gris sombre, les parties intérieures gris clair. Près de la queue, on observe une tâche blanche remontant en pointe vers le dos. Le chevalier aboyeur ressemble à plusieurs autres chevaliers, mais c'est avec le Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis) qu'on peut le confondre le plus souvent. Possédant un plumage équivalent, il est de taille inférieure, possède un bec plus fin et un cri plus aigu.
Son cri ressemble au jappement d'un chiot, d'où son nom « aboyeur ».
Ce limicole, assez commun localement, a deux habitats bien distincts : dans son aire de nidification située au nord de l'Europe, il fréquente les landes dégagées ou partiellement boisées, ou les zones sèches non loin de tourbières. Le reste de l'année, dans son aire d'hivernage, il affectionne les vasières, les mangroves, les marais salants, les récifs coralliens, les plages de sable, les plans d'eau douce et les lagunes.
Il a une activité diurne et nocturne. Le chevalier aboyeur est solitaire en dehors de la période de reproduction, mais de petits groupes se forment le long des côtes, notamment où la nourriture abonde.
Cet oiseau vit toujours près de l'eau, qu'il s'agisse des eaux salées des estuaires envasés et des côtes ou des eaux douces des lacs. C'est un oiseau migrateur. Les départs s'échelonnent en deux groupes : les adultes, fin juin-début juillet, et les juvéniles dans une période assez longue qui s'étale de juillet à octobre. Ils quittent la Scandinavie, la Russie, la Sibérie et le nord de l'Ecosse pour hiverner sur les côtes d'Europe Occidentale, de Méditerranée ou d'Afrique. Les chevaliers aboyeurs ne regagnent le nord de l'Europe qu'en mars-avril.
Matin et soir, le chevalier aboyeur parcourt les eaux peu profondes ou se nourrit sur les rives. En eau douce, il marche lentement et capture ses proies grâce à son long bec légèrement incurvé. C'est un carnivore exclusif. Son menu principal est constitué de petits invertébrés aquatiques (insectes, crustacés, mollusques, vers). Cependant, il se nourrit également de petits poissons et de petits batraciens.
Chez les chevaliers aboyeurs, les couples sont stables. Le nid est placé à terre, dans un creux garni d'herbes et de feuilles.
La ponte est constituée généralement de 4 œufs chamois-crème ou vert-olive marqués de brun-roux foncé d'une taille approximative de 50 mm. Les deux parents se relaient pour couver les œufs et se nourrir, mais la femelle passe en général plus de temps sur le nid que le mâle. L'incubation dure entre 23 et 26 jours. Les poussins en duvet sont prêts à quitter le nid en quelques heures seulement. Ils sont conduits au bord de l'eau par les parents qui restent ensuite avec eux pendant une période variant de 25 à 31 jours jusqu'à ce qu'ils soient totalement emplumés et capables de se nourrir seuls.
Le Chevalier aboyeur niche dans les régions froides d'Europe, essentiellement en Écosse, en Scandinavie et en Sibérie. L'hiver, certaines populations migrent jusqu'aux côtes de la Bretagne. Il se déplace jusqu'en Afrique (par exemple en Tunisie, dans la zone Ramsar des barrages de Ghdir el Goulla et Monaguia au Sud de Tunis), au Japon ou même en Australie pour passer l'hiver. Dans notre pays, on peut l'observer principalement pendant ses haltes migratoires.