Son cri :

La Fauvette orphée

La Fauvette orphée
Un oiseau perché sur une branche d'arbre avec des feuilles vertes. L'oiseau a un plumage principalement gris avec une tête plus foncée. Le ciel en arrière-plan est d'un bleu clair et sans nuages.

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Biométrie

Taille : 15 cm
Envergure : 21 cm
Poids : 20 à 27 g
Ordre : Passériformes
Famille : Sylviidés
Genre : Curruca
Espèce : hortensis

Origine et habitat

Fauvette méditerranéenne massive (l'une des plus grandes). Le mâle a l'iris jaune, la calotte gris foncé, un bandeau noir s'étend du bec à l'arrière de l'oeil, le haut du dos et les ailes sont gris, la queue noire à rebords blancs, la gorge blanche et le dessous blanc saumoné.

Chant et cris

Le chant de l'orphée est une phrase mélodieuse aux notes répétées, intercalées avec des silences. Il rappelle un peu le chant flûté du Merle noir. Les cris secs sont facilement confondables avec les autres espèces de Sylviidés.

Habitat

Elle fréquente les milieux semi-ouverts thermophiles, riches en buissons et arbres, qui se déclinent en région méditerranéenne en oliveraies, jardins avec haies, landes buissonneuses...

Comportement

Espèce migratrice transsaharienne. A l'opposé de la plupart des autres fauvettes, l'orphée cherche sa nourriture assez haut dans la végétation. Celle-ci lui offre le couvert nécessaire à ses moeurs discrètes.

Vol

Il arrive à cette fauvette de chanter en vol entre deux buissons.

Alimentation

L'orphée se nourrit d'insectes (diptères, orthoptères, papillons...) et de baies.

Reproduction et nidification

Cette fauvette confectionne son nid dans un arbuste ou un buisson à partir de fragments végétaux (feuilles, racines) mais aussi de toiles d'araignées. La ponte comprend de 4 à 5 œufs couvés conjointement pendant près de 2 semaines.

Répartition

Cette grande fauvette, à très vaste distribution, habite une ceinture géographique allant des côtes atlantiques à l'Asie centrale. Elle fait partie du cortège des 19 espèces qui se sont différenciées dans le Bassin Méditerranéen, et, elle, plus particulièrement de la zone orientale du bassin. Elle est assez bien répartie dans les habitats convenables de l'aire méditerranéenne, mais elle est virtuellement absente de Corse où elle n'a jamais réussi à construire une population viable malgré quelques tentatives de reproduction qui ont toujours échoué. Elle déborde franchement les limites de l'aire méditerranéenne sensu stricto au nord, puisqu'on peut ou on a pu la trouver sporadiquement jusqu'en Bourgogne, en Anjou, dans le bassin parisien et jusque dans les Vosges. Au sud de son aire, elle pénètre comme nicheuse dans les oasis en zone prédésertique.
En France, la limite de sa distribution est plus ou moins superposée à celle du Chêne vert, elle n'occupe que le quart sud-est du pays et semble abandonner la partie septentrionale de son aire de distribution. Elle se rencontre exceptionnellement au-dessus de 1000 m sur les causses, mais elle niche communément en altitude dans les Alpes du Sud, jusqu'à 1800 m dans les Préalpes de Digne. La partie occidentale du bassin Méditerranéen est habitée par la forme nominale S. h. hortensis tandis que la partie orientale est occupée par une autre sous-espèce, S. hortensis crassirostris considérée comme une allo-espèce.
La Fauvette orphée hiverne au sud du Sahara, le long d'une zone assez étroite comprise entre les 14 et 17 degrés de latitude nord, allant du Sénégal au Tchad.

Menaces et protection

Espèce protégée (article 1 et 5 de l'arrêté du 17 avril 1981), inscrite aux Annexes II de la Convention de Berne et de la Convention de Bonn.
L'espèce est présente dans divers types de sites protégés méditerranéens : réserves naturelles (gorges de l'Ardèche), ZPS (Petit Luberon, Leucate, Gorges du Gardon, Préalpes de Grasse…), parcs naturels régionaux (Alpilles, Verdon, Narbonnaise…).
Statut à préciser en France. On note cependant une régression nette de l'aire de répartition qui se concentre à présent sur la bordure méditerranéenne. Ce phénomène s'expliquerait par une modification des milieux induite par l'abandon de pratiques agricoles traditionnelles (parcours à ovins et caprins).
Les causes du déclin de cette espèce ne sont pas connues dans le détail, mais elles sont sans doute associées à la tendance généralisée en milieu méditerranéen non agricole à la fermeture du milieu par l'abandon du pastoralisme traditionnel et la dynamique de reconquête forestière.
Dans certains cas, l'extension des zones cultivées pourrait être une cause de raréfaction des milieux qui lui sont favorables.

Propositions de gestion

La seule mesure réellement efficace sera de s'assurer que les habitats qui lui sont favorables et qu'elle fréquente conservent leur structure en termes de configuration des éléments de végétation et de continuité spatiale. La restauration du pastoralisme traditionnel extensif en garrigue lui serait certainement favorable.
Une réduction de l'utilisation des pesticides pourrait aussi lui être propice du fait de son régime alimentaire.

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