Son cri :

Le Grimpereau des jardins

Le Grimpereau des jardins
Un oiseau se fond dans l'écorce d'un arbre. L'oiseau a un plumage qui imite les motifs et les couleurs de l'écorce, ce qui le rend difficile à distinguer. Il est perché verticalement sur le tronc, avec un long bec pointu et des yeux sombres. L'arrière-plan montre des détails de l'écorce avec des textures rugueuses et des nuances de brun et de gris.

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Biométrie

Taille : 12 cm
Envergure : -
Poids : 8 à 12 g
Longévité : 9 ans
Ordre : Passériformes
Famille : Certhiidés
Genre : Certhia
Espèce : brachydactyla

Origine et habitat

Les grimpereaux sont de petits passereaux très adaptés à une vie arboricole et plus précisément corticole. Ils se déplacent un peu à la façon des pics sur les troncs et les branches, de bas en haut, en s'aidant de leur queue comme stabilisateur. Leurs parties supérieures sont très homochromes avec l'écorce des arbres. Elles apparaissent d'un brun moyen, très marquées qu'elles sont de chamois et de brun sombre. En Europe, deux espèces proches cohabitent, les Grimpereaux des bois et des jardins. Ils sont très semblables d'aspect et de détermination délicate. Nous insisterons sur les caractères distinctifs.
Sur le terrain, la voix est le meilleur critère. Ensuite vient la couleur des flancs. Le Grimpereau des jardins (Gdj) présente des flancs brun roussâtre à brun grisâtre alors que le Grimpereau des bois (Gdb) les a blanchâtres à très légèrement roussâtres. Puis nous avons deux critères pas du tout faciles à apprécier sur le terrain, la longueur respective du bec et de l'ongle du doigt postérieur. Chez le Gdj, le bec est jugé long tandis que l'ongle est court, égal ou légèrement plus court que le doigt. Chez le Gdb c'est l'inverse. Le bec paraît court tandis que l'ongle est plus long que le doigt qui le porte.

Chant et cris

Le chant du Gdj est une ritournelle brève (un peu plus d'une seconde), stéréotypée, sonore et claire et pouvant s'écrire "tit tit tiTuiutit". Le cri a la tonalité du chant. C'est un "tjit" appuyé, répété plusieurs fois. On entend aussi lors des déplacements des "siiih" incisifs qu'il ne faut pas confondre avec les "siiiiiih" plus fins et plus incisifs encore du Gdb. Notons enfin des "tititi" égrainés à l'occasion comme cris de contact discrets.

Habitat

Le Grimpereau des jardins est à l'origine un oiseau forestier lié aux facies feuillus de basse altitude, particulièrement la vieille chênaie.
Le nombre de vieux arbres doit être important mais il préfère la futaie un peu claire. Il apprécie le bord des eaux et les ripisylves qui s'y développent. Les activités humaines lui ont procuré de nombreux habitats secondaires favorables, parcs, y compris urbains, vieux vergers, vieilles peupleraies, haies arborées, cimetières avec vieux arbres, etc. L'espèce est essentiellement sédentaire.
En France, il monte jusqu'à la limite inférieure des conifères au-delà de laquelle il laisse la place à son congénère. Dans cette zone limite, le Gdj est dans les feuillus des parcs et vergers, en vieille frênaie, tandis que le Gdb est en forêt coniférienne ou mixte. Dans le sud de son aire, il peut monter jusqu'à 2 000 m, par exemple au Maghreb ou en Turquie, et alors habiter des facies mixtes, par exemple à pins, cèdres et chênes.

Comportement

Les grimpereaux sont vraiment adaptés à une vie arboricole exclusive. Ils ont la couleur des écorces sur lesquelles ils sont pratiquement invisibles quand ils ne bougent pas.
Très actifs, ils circulent vivement, s'accrochant à l'écorce de leurs pattes munies de quatre doigts aux ongles acérés. Comme les pics, ils s'appuient sur leur queue rigide pour se stabiliser lors des arrêts. Leur habitude est d'inspecter les arbres de bas en haut, du tronc jusqu'aux rameaux. Ils ne descendent pas tête en bas comme le fait la sittelle par exemple. Tout au plus peuvent-ils se retrouver la tête vers le bas quand ils inspectent le dessous des branches. Ils regagnent le bas des arbres au vol. Ils se reposent accrochés verticalement contre un tronc ou une branche. C'est d'ailleurs dans cette position qu'ils passent la nuit, le plumage gonflé et la tête sous l'aile.
En dehors de la période de reproduction, ils mènent une vie plutôt solitaire. En hiver, ils s'associent parfois aux troupes de mésanges, roitelets et autres sittelles qui parcourent le milieu forestier en groupe pour mieux se protéger des prédateurs et optimiser la recherche de nourriture.

Vol

Les grimpereaux ont des ailes courtes et larges qui leur permettent une grande agilité en milieu arboré. Leur vol d'un arbre à l'autre est direct et onduleux, avec un freinage à l'arrivée suivi d'une ressource.

Alimentation

Les grimpereaux recherchent leur nourriture sur les troncs et les branches, dont ils inspectent minutieusement l'écorce et les épiphytes pour y dénicher les invertébrés et leurs formes de résistance, et ceci en toutes saisons car ils sont sédentaires.
Leur bec fin et arqué n'est pas fait pour travailler le substrat, mais seulement pour s'insinuer dans les interstices à la recherche des proies. Ces proies sont surtout des insectes et des araignées ainsi que les formes de résistance des premiers, œufs, larves et chrysalides.

Reproduction et nidification

La saison de reproduction s'étend de mars à juillet avec bien sûr un décalage en fonction de la latitude et de l'altitude.
En plaine française, il se reproduit d'avril à juin. Il a été prouvé que le Gdj était occasionnellement polygame.
Le plus souvent, le Grimpereau des jardins nidifie derrière l'écorce soulevée d'un arbre mort ou mal en point. Toute autre anfractuosité, fente ou crevasse dans un tronc ou une branche peuvent aussi convenir. Ce peut être également dans du lierre le long d'un tronc. Le mâle construit plusieurs ébauches de nid et c'est la femelle qui fait son choix et finit le travail. Le nid est à une hauteur variable mais le plus souvent entre 4 et 10 m. Il est fait de brindilles, d'herbes, de morceaux d'écorce et d'objets singuliers comme des bouts de chiffon ou de papier. La coupe est tapissée de radicelles, de poils et de plumes, de mousse et de lichens. La femelle y pond 5 à 7 œufs blancs tachetés de brun-rouge au gros bout qu'elle couvera seule 13 à 15 jours. Les jeunes sont nourris au nid par les deux adultes 15 à 18 jours après quoi ils quittent le nid, toujours entourés des soins de leurs parents. D'habitude une seconde nichée suit. Il arrive même que les deux se téléscopent. Dans ce cas, le mâle finit l'élevage des jeunes tandis que la femelle en est à la préparation de son deuxième nid.

Répartition

L'aire de répartition du Gdj s'étend sur l'Europe continentale de l'Atlantique à la Pologne, l'Ukraine, les bords de la Mer Noire et la Turquie. Au nord, il est absent des Îles britanniques et de la Péninsule scandinave. Au sud, il occupe les reliefs de l'extrême nord de l'Afrique. Il est absent des îles de Méditerranée occidentale, mais pas orientale. Les oiseaux les plus orientaux sont dans le Caucase.

Menaces et protection

Le Grimpereau des jardins est généralement une espèce commune, donc non menacée à l'heure actuelle. Il est cependant localement rare comme dans le Caucase. L'espèce pourrait avoir à souffrir du dépérissement forestier qu'on observe de nos jours du fait des changements climatiques qui affectent directement les arbres, les sécheresses estivales par exemple, et aussi d'atteintes de ravageurs comme la processionnaire du chêne qui affaiblissent des arbres déjà en mauvaise posture. Le risque est donc la coupe sanitaire qui prive brutalement le grimpereau de son habitat.

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