Son cri :
Taille : 15 cm
Envergure : -
Poids : 20 à 22 g
Ordre : Passériformes
Famille : Hirundinidés
Genre : Ptyonoprogne
Espèce : rupestris
L'Hirondelle de rochers est, comme son nom l'indique, une hirondelle liée au milieu rupestre. C'est une grande hirondelle, plus robuste et plus trapue que l'Hirondelle rustique par exemple. Elle est aussi bien plus grande que notre autre Hirondelle brune, l'Hirondelle de rivage qui elle est d'un autre genre, n'a pas de taches blanches aux rectrices et est liée à l'eau.
Les parties supérieures sont d'un brun-gris terne, un peu plus clair sur le corps, assez homogène dans l'ensemble. En revanche, en vue de dessous, on note un net contraste entre le brun sombre du bras, des sous-caudales et de la queue, et le brun clair du corps (du bec aux pattes) et des rémiges. La queue sombre montre, quand elle est étalée, des taches ovales blanches bien visibles sur les rectrices, excepté la paire interne et la paire externe.
Les sexes sont semblables. Le juvénile se reconnaît à ses commissures buccales jaunes, aux plumes du dessus légèrement ourlées de chamois et au dessous légèrement ponctué.
L'espèce est monotypique, c'est à dire qu'il n'y a pas de sous-espèces.
Le cri de l'Hirondelle de rochers est bref et un peu râpeux, le plus souvent répété. On peut le traduire par "chrriip chrriip chrriip..."
Le chant est un gazouillis non structuré, pas désagréable à l'oreille mais peu sonore.
L'Hirondelle de rochers, comme son nom l'indique, a besoin du substrat rocheux particulièrement pour la nidification.
Liée d'origine aux falaises naturelles, elle s'est accoutumée récemment à des sites créés de main d'Homme (front de taille de carrière, structures de l'habitat humain, ouvrages comme ponts, tunnels,...).
La diversité paysagère est grande car on peut trouver l'espèce de la façade atlantique à l'est de la Chine et du niveau de la mer à près de 5 000 mètres d'altitude suivant les pays et les caractéristiques climatiques, mais la majorité de la population nicheuse se trouve entre 500 et 1 000 mètres, en situation de moyenne montagne.
Comme d'autres hirondelles, l'Hirondelle de rochers est un oiseau grégaire qui recherche la compagnie de ses semblables. Il en résulte des regroupements dans les bons endroits de chasse et en dortoirs nocturnes. Quand le site le permet, elle niche en petites colonies sous des surplombs rocheux.
Le vol est comme celui de tous les hirundinidés, facile et dans la durée. En effet, ne chassant que des insectes volants, elles consacrent une bonne partie de leur temps diurne à ça, à condition que le carburant soit facile d'accès. C'est la raison pour laquelle on voit ces oiseaux aller et venir le long des pentes ensoleillées pour gagner leur pitance. Le vol est souvent glissé avec des ressources ailes battantes.
L'Hirondelle de rochers se nourrit presque exclusivement d'insectes volants happés du bec au vol. Par beau temps, elle chasse le long des versants ensoleillés tandis que par mauvais temps, elle préfère les terrains adjacents, plus bas et plus propices.
En fait, c'est le temps qu'il fait qui détermine le niveau de vol des proies, donc le niveau de vol des hirondelles, des bas de pentes aux ascendances thermiques. Elle peut prendre à l'occasion des proies directement sur le rocher.
Il lui arrive de se poser au sol, en particulier au bord de l'eau, pour profiter des insectes volant au-dessus de l'eau et éventuellement se mouiller un peu.
L'Hirondelle de rochers a une nidification rupestre, en milieu naturel à l'origine, également dans des sites créés de main d'homme, fronts de taille dans les couches rocheuses, porches divers, façades le cas échéant, etc.
Le nid est protégé par un surplomb. Quand c'est possible, plusieurs couples peuvent s'installer dans le même site à une 15e de mètres les uns des autres, formant une petite colonie lâche.
Le nid est une demi-coupe en terre adhérant à la paroi et garnie d'herbes et de plumes. Il fait un peu penser à celui de l'Hirondelle de fenêtre, mais entièrement ouvert en haut. La femelle y pond 3 ou 4 œufs qu'elle couvera presque seule 10-11 jours. Les jeunes seront nourris par les deux parents d'insectes pendant 3-4 semaines puis encore 2-3 semaines après l'envol avant d'être autonomes. Ils reviennent passer la nuit au nid. Matériellement, il n'y a pas de temps pour une seconde nichée.
L'Hirondelle de rochers a une vaste aire de reproduction sur l'Eurasie, de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique, centrée autour de 40° N., soit de l'Espagne à l'est de la Chine.
L'espèce est migratrice partielle, contrairement aux Hirondelles rustiques et de fenêtre qui elles sont migratrices totales. En inter-saison, elle reste présente autour de la Méditerranée, par exemple en France sur la Côte d'Azur. Mais d'autres, plus continentales donc soumises à un hiver plus rude, descendent jusqu'en Éthiopie et en Inde.
L'espèce n'est globalement pas menacée, protégée par son mode vie et l'étendue de son aire de distribution.
Depuis le milieu des années 50, on note même un accroissement, peut-être lié à l'accoutumance de l'espèce aux sites d'origine anthropique.
L'Hirondelle de rochers bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté du 17 avril 1981 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire, abrogé et remplacé par l'arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.