Son cri :

Le loriot d'Europe

Le loriot d'Europe
Un oiseau perché sur une branche. Il a une tête et un cou jaunes vifs, tandis que son corps est principalement noir. Son bec est ouvert, comme s'il chantait ou appelait. L'arrière-plan est flou et vert, probablement constitué de feuillage.

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Biométrie

Taille : 24 cm
Envergure : 43 à 44cm
Poids : 65 à 78 g
Longévité : 8 ans
Ordre : Passériformes
Famille : Oriolidés
Genre : Oriolus
Espèce : oriolus

Origine et habitat

En France, le Loriot d'Europe est le seul représentant de la famille des Oriolidés.
De la taille d'un merle, le mâle arbore une livrée jaune d'or avec les ailes, le dos et la queue noire.
Un trait noir joint l'oeil aux commissures. La femelle est plus terne : les parties noires du mâle sont, chez elle, brun-gris tandis que le reste du plumage est verdâtre et passe au jaune chez les vieilles femelles.
Les milieux recherchés par l'espèce sont des boisements feuillus, même peu étendus, pour peu que les arbres y atteignent une hauteur suffisante, et qu'il s'y trouve quelques parties de sous-bois un peu dense. On rencontre le loriot dans les peupleraies, les parcs, les vergers.

Chant et cris

Le chant du Loriot d'Europe est un sifflement flûté, remarquablement clair et mélodieux, assez facile à imiter par l'homme. C'est l'indice de présence le plus sûr, bien avant de le voir.
Il est souvent décrit comme une série de quatre notes ascendantes et descendantes qui peuvent être interprétées phonétiquement comme "didelio" avec des variantes "didlia-didlio". Cette ritournelle, qui est probablement à l'origine de son nom vernaculaire, est émise dès le mois de mai par le mâle à intervalles répétés. Il est particulièrement expressif pendant la période de reproduction, utilisant son chant pour attirer les femelles et marquer son territoire.
Attention à ne pas se laisser berner par l'imitation parfaite de l'Étourneau sansonnet, mais trahie par une intensité plus faible. Cependant, cette imitation laisse à penser que le Loriot est présent dans le secteur.
Les cris du Loriot d'Europe sont généralement plus brefs et moins mélodieux que son chant. Ils sont souvent décrits comme des notes aiguës et abruptes, semblables à un "trèèk-trèèk" ou à un "kick-kick" qui parfois rappellent ceux du Geai des chênes.
À proximité du nid, le mâle émet des babillements rapides et peu sonores qui font penser à ceux d'une fauvette, parfois entrecoupés de motifs plus flûtés.

Habitat

De part son mode vie, le Loriot d'Europe est une espèce difficile à observer puisqu'il qui fréquente principalement la canopée des futaies de vieux arbres à feuilles caduques, même peu étendues, pour peu que les arbres y atteignent une hauteur suffisante, et qu'il s'y trouve quelques parties de sous-bois un peu dense.
La présence des cours d'eau lui est favorable et bien que le Loriot d'Europe soit associé aux zones boisées, il fréquente également les vergers, les prairies, les clairières et les champs, à condition qu'il y ait des arbres suffisamment haut. Plus rarement, il occupe des forêts de conifères, hormis les sapins.
Dans les quartiers d'hiver, il occupe des boisements semi-arides à humides ou des lisières de forêt dense à canopée fermée.

Comportement

: Il est peu fréquent de voir cet oiseau farouche, toujours habile à se cacher dans les frondaisons et qui ne descend que très rarement à terre.
Il aime boire et se baigner dans l'eau des rivières où il plonge comme une flèche, les ailes fermées.
Pendant la période de formation des couples, les partenaires sont très démonstratifs et leur quête d'un lieu de nidification s'accompagne d'une activité bruyante et animée. Il est courant de voir le mâle suivre de près la femelle dans les frondaisons, l'accompagnant dans chacun de ses mouvements.
C'est un migrateur au long cours qui quitte nos régions à la fin de l'été pour rejoindre les forêts tropicales subsahariennes, où il passera le reste de l'année sous des conditions plus clémentes pour se nourrir.
Dès la mi-avril, les premiers individus entament la migration de printemps. Progressant, sur un vaste front couvrant toute la largeur des côtes africaines, notamment en Tunisie, la migration sera essentiellement nocturne, où les mâles précéderont les femelles de quelques jours. Fin mai, les derniers individus occuperont les habitats les plus septentrionaux.
C'est en juillet que commencent les premiers départs, qui se poursuivront jusqu'en septembre. En grande majorité, les Loriots d'Europe se dirigeront alors vers la Méditerranée orientale, où ils se nourriront de toutes sortes de fruits. Cette migration, parfois diurne, peut durer jusqu'en décembre avant d'atteindre les quartiers d'hiver.

Vol

Lors de ses déplacements dans la canopée, le vol du Loriot d'Europe est rapide, il est alors possible d'observer sa queue carrée caractéristique.
Leur vol est caractérisé par une série de battements rapides suivis d'une courte phase où ils plient leurs ailes contre le corps, créant ainsi un motif ondulant.
Beaucoup plus rarement, pour chasser en prairie, il lui arrive de pratiquer le vol stationnaire.
Pendant la migration, son vol est plus direct et soutenu, permettant à l'oiseau de couvrir de grandes distances en peu de temps.

Alimentation

La majeure partie du régime alimentaire du Loriot d'Europe est composée d'insectes : hannetons et autres coléoptères, chenilles et papillons, pucerons, sauterelles et bourdons.
Il ne dédaigne pas non plus quelques araignées et de petits mollusques.
Dès que la saison des cerises approche, ils se délectent de leur chair dans les vergers, laissant souvent le noyau accroché à la queue. D'autres fruits rejoindront son régime comme les mûrs et les framboises.
Plus la saison avance, plus il deviendra frugivore, en particulier lors de la migration de retour où il consommera de nombreuses figues et dattes.

Reproduction et nidification

Peu de temps après l'accouplement, le lieu de nidification sera choisi. Le nid en forme de hamac suspendu entre deux branches est construit par les deux partenaires dans un premier temps, puis finalisé par la femelle.
Il est généralement bien camouflé dans le feuillage entre 5 et 20 m de hauteur et résistera aux intempéries parfois jusqu'à l'année suivante. Il est généralement garnit de brins de pailles, de longues herbes, de morceaux d'écorces, mais aussi parfois de laine, de crins ou d'autres fibres.
Très rapidement après la construction du nid, l'unique couvée annuelle sera composée de 3 ou 4 œufs principalement couvés par la femelle. L'incubation dure 14 ou 15 jours. Les jeunes, nidicoles, ne quitteront qu'après deux semaines. Durant cette période, ils seront nourris d'insectes et de fruits.

Migration

Espèce d'origine tropicale, le loriot est un oiseau africain qui abandonne le continent noir seulement pour se reproduire. En mai, les premiers individus sont de retour de leurs quartiers d'hiver est-africains vers lesquels ils retournent en août, en passant par les Balkans, le Bosphore et le Moyen-Orient. Les migrations sont effectuées de nuit.

Menaces et protection

La tendance de la population semble être stable et, par conséquent, l'espèce ne s'approche pas des seuils de vulnérabilité. Le statut de conservation du Loriot d'Europe est de préoccupation mineure (LC).
Il est à noter que les populations peuvent fluctuer en fonction de divers facteurs, notamment les conditions météorologiques, la disponibilité de la nourriture et les modifications de l'habitat. Leur distribution peut donc changer d'année en année.
Cette espèce est réglementée par la convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe (Convention de Berne): Annexe II

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