Son cri :

Le Pic épeichette

Le Pic épeichette
Un oiseau pic épeichette est accroché à une branche. Il a un plumage principalement noir et blanc, avec des motifs distinctifs sur ses ailes. Sa tête est blanche avec une bande noire traversant l'œil et une petite tache rouge à l'arrière de la tête. Le fond est flou, mettant en valeur l'oiseau.

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Biométrie

Taille : 16 cm
Envergure : 25 à 27 cm
Poids : 18 à 22 g
Longévité : 7 ans
Ordre : Piciformes
Famille : Picidés
Genre : Dryobates
Espèce : minor

Origine et habitat

Le Pic épeichette est un petit picidé, le plus petit des pics européens. Sa longueur est d'une 15e de cm et son poids de 20-25 g, avec de petites variations individuelles et subspécifiques.
C'est un Dryobates, il est plus proche d'aspect des pics nord américains mineur et chevelu que de nos pics européens épeiche et mar qui sont des Dendrocopos. Outre la taille, l'absence de grandes plages blanches sur le dessus et de rouge sous la queue le distingue de ces derniers.
L'espèce présente un léger mais net dimorphisme sexuel. Le mâle adulte présente une calotte rouge bordée de noir. Le rouge est absent chez la femelle ou alors réduit à de minuscules traits. Le juvénile est plus sombre dessous car plus marqué de taches moins nettes que celles de l'adulte et parfois un aspect barré sur les flancs. Les joues sont assombries. Le jeune mâle a nettement du rouge à la calotte alors que la jeune femelle n'en a pas ou alors très peu.
L'espèce montre 13 sous-espèces qui ne diffèrent que par des détails physiques ou de plumage.

Chant et cris

Le Pic épeichette est un oiseau discret. S'ils n'étaient sa voix et son tambourinage au printemps, il paraîtrait volontiers inaperçu et c'est ce qu'il recherche car il est petit et vulnérable.
L'émission habituelle, qu'on peut qualifier de chant, consiste en la répétition monotone de "kji" perçants de tonalité élevée, au nombre d'une 10e ou un peu plus : "kji kji kji kji kji...."
Le tambourinage est typique. Il est long, haut perché et à rythme élevé. Toutes proportions gardées, il fait penser à celui du Pic noir. Les deux sexes tambourinent.

Habitat

Le Pic épeichette fréquente en Europe les boisements de feuillus de plaine ou collinéens. Il a une préférence pour les boisements humides à bois tendres du bord des eaux courantes ou stagnantes, ripisylves, marais boisés.
Les vieux boisements artificiels tels que les peupleraies ou les parcs lui conviennent bien également. Ces habitats sont occupés toute l'année.
Au Maghreb ou en Asie, il monte en altitude, jusque vers 2 000 m dans le Caucase, suivant l'élévation des boisements favorables.

Comportement

L'épeichette, de par sa taille et ses mœurs discrètes, ne s'impose pas à la vue. Le plus souvent, ce sont ses manifestations sonores qui trahissent sa présence.
Il a l'habitude de fréquenter et exploiter la partie haute des arbres, un peu comme le font les mésanges, mais avec un bec plus efficace pour déloger les proies sous les écorces et dans le petit bois mort. Ainsi, il n'entre pas en compétition avec ses congénères plus grands et plus lourds.
Le couple reste soudé toute l'année et sédentaire le plus souvent. Seuls les oiseaux des boisements moins favorables ou à climat plus rude effectuent quelque déplacement.

Vol

Les ailes relativement courtes et arrondies de l'épeichette, adaptées aux évolutions arboricoles, nécessitent des battements rapides pour les déplacements conséquents. Le vol est alors direct et le nain de la famille peut dans ces conditions être pris pour un passereau, un fringille par exemple.

Alimentation

Du fait de sa petite taille et de son poids réduit, l'épeichette exploite ce qui est hors de portée des autres pics, à savoir les extrémités fines des branches des houppiers dans leurs parties mortes ou dépérissantes.
La finesse de son bec le porte vers les essences à bois tendre comme le Peuplier tremble.
Il recherche du bec sous les écorces et dans le bois mort la microfaune, xylophage et autre, en particulier les formes de résistance de celle-ci à la mauvaise saison. Les jeunes sont nourris de cette entomofaune.
Il est peu porté vers les graines. Néanmoins, il arrive qu'il se rapproche à la mauvaise saison des postes de nourrissage hivernaux des oiseaux et y récupère quelques graines. En revanche, il sera plus intéressé par les boules de graisse.

Reproduction et nidification

Le couple d'épeichettes restant formé sur l'année, la recherche d'un partenaire ne s'impose pas chez cette espèce.
Simplement, en fin d'hiver, vont commencer les manifestations sonores et gestuelles destinées à consolider les liens et surtout à matérialiser le territoire qui sera défendu contre des intrus de l'espèce pendant la durée de la reproduction.
Comme tous les membres de la famille, l'épeichette est cavernicole pour la nidification. Une loge est creusée du bec dans un tronc ou une branche morte d'un arbre à bois tendre, tel qu'un peuplier ou un saule, Le trou d'entrée est circulaire et adapté à la petite taille des oiseaux. La femelle y dépose fin avril ou en mai 5 à 6 œufs qu'elle incube une quinzaine de jours. Les juvéniles se développeront au nid pendant environ 3 semaines puis le quitteront, toujours nourris par leurs parents. Ils se disperseront à partir de juillet. À partir de ce moment, il peut apparaître dans des sites où il ne niche pas habituellement, prélude au grand territoire hivernal.

Répartition

Le Pic épeichette est répandu sur l'ensemble du domaine paléarctique, d'un océan à l'autre et de la Méditerranée au nord de la Scandinavie. Il est fréquent en Europe, moins fréquent ou alors moins connu plus à l'est. 10 sous-espèces au moins se partagent ce vaste espace. En Afrique, il n'est connu (ssp ledouci) que dans l'extrême nord-est algérien et nord-ouest tunisien.
Il est sédentaire ou erratique sur la majorité de son aire. Seules les stations plus hautes en altitude ou en latitude sont désertées à la mauvaise saison.

Menaces et protection

De par son écologie, l'épeichette est moins soumis que les autres pics à la pression de la gestion forestière. Les bois blancs qu'il affectionne n'intéressent pas le forestier, hormis les peupliers plantés. Il reste fréquent, tout au moins en Europe, mais à des densités assez faibles, toujours inférieures à celles de l'épeiche par exemple.
On peut le favoriser, ainsi que d'autres espèces comme les grimpereaux ou les gobemouches, en préservant dans les plans d'aménagement des espaces évoluant à leur rythme.

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