Son cri :

La Rousserolle turdoïde

La Rousserolle turdoïde
Un oiseau perché sur une tige de plante. Il a un plumage brun clair sur le dos et les ailes, avec un ventre plus clair. Son bec est fin et pointu, adapté pour attraper des insectes. L'oiseau est entouré de tiges vertes, probablement dans un environnement naturel comme un marais ou une zone humide.

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Biométrie

Taille : 20 cm
Envergure : 28 à 29 cm
Poids : 25 à 37 g
Longévité : 9 ans
Ordre : Passériformes
Famille : Acrocephalidés
Genre : Acrocephalus
Espèce : arundinaceus

Origine et habitat

La rousserolle turdoïde est très semblable à la Rousserolle effarvatte, taille mise à part. C'est la plus grande des rousserolles. Elle se présente comme une effarvatte "grand format". Elle est d'un tiers plus grande que sa cousine et deux fois plus lourde, ce qui est évident sur le terrain. Les couleurs du plumage et des parties nues sont pratiquement les mêmes. Elles leur procurent un camouflage efficace au sein de la roselière qu'elles fréquentent toutes les deux et exploitent de la même façon. En plus de la taille générale, un critère distinctif ne trompe pas, la robustesse du bec. Ce dernier est proportionnellement nettement plus épais que celui de l'effarvatte.

Chant et cris

Le chant de la rousserolle turdoïde, émis le plus souvent depuis une tige sèche de phragmite, est typique et permet une identification immédiate. Comparé à celui des autres rousserolles, il est beaucoup plus puissant, corrélativement au volume de l'oiseau, et porte loin. Il se compose de phrases égrainées sur un rythme assez lent et de tonalité variable. Les syllabes "craquantes" alternent avec d'autres plus hautes et criardes. Les cris sont également en rapport avec sa taille. Le plus fréquent est un cri roulé de tonalité basse et rauque.

Habitat

De toutes les rousserolles, c'est celle dont l'habitat est le plus restreint, à savoir exclusivement la phragmitaie. Elle occupe les roselières bordant les plans d'eau ou les cours d'eau. Contrairement à l'effarvatte qui peut occuper la phragmitaie sèche, la turdoïde a besoin d'eau permanente. Malgré sa taille, elle se contente parfois de massifs de petite superficie, ainsi que de linéaires de roseaux le long de fossés, de drains ou de canaux, à la condition qu'ils soient en eau.

Comportement

Les premiers migrateurs sont de retour en avril au sud de l'aire, plutôt en mai au nord. A partir de ce moment, la phragmitaie s'anime des poursuites territoriales et sexuelles entre adultes, ponctuées d'émissions vocales rauques.
Plus tard, avec l'avancée de la nidification, l'oiseau se fait plus discret, parcourant furtivement les roseaux. Seuls les cris des jeunes trahissent la présence des familles. Quelques vols bas vers les buissons voisins peuvent être observés. En été, on ne perçoit plus que quelques cris d'inquiétude à l'approche et très vite, dès juillet et en août, les oiseaux entament leur migration post-nuptiale qui passe largement inaperçue. Leur séjour n'aura duré que 3 à 4 mois.

Alimentation

La rousserolle turdoïde se nourrit principalement d'insectes (diptères, lépidoptères, éphéméroptères, petits odonates,...) mais aussi d'autres arthropodes comme les araignées, et même à l'occasion de petits vertébrés aquatiques (petits poissons et amphibiens).

Reproduction et nidification

Elle est comparable à celle de la Rousserolle effarvatte, toutes proportions gardées. Le volumineux nid d'herbes sèches est accroché à des tiges de roseaux de l'année précédente, au dessus de l'eau. Une seule nichée est élevée et les premiers départs suivent rapidement l'émancipation des jeunes.

Répartition

La rousserolle turdoïde a une vaste répartition qui s'étend aux latitudes moyennes de l'Espagne à l'ouest de la Chine et des Pays baltes au nord à l'Afrique du Nord et à l'Irak au sud. Plus à l'est, une espèce proche, la rousserolle d'Orient, prend le relai. En dépit de cette vaste répartition, deux sous-espèces seulement sont reconnues. L'Europe est occupée par A. a. arundinaceus. L'ensemble de la population hiverne en Afrique sub-saharienne dans les zones humides et de savane.

Menaces et protection

Elle est donnée en déclin en bien des endroits, en France par exemple. Mais le suivi qui en est fait en Lorraine par exemple montre surtout une population présentant des fluctuations inter-annuelles marquées. Il est évident que ce grand migrateur transsaharien est soumis aux aléas des conditions, en particulier climatiques, qui prévalent sur les voies de migration et dans ses zones d'hivernage subsahariennes, et que ce sont elles, avec la mortalité qui leur est liée, qui déterminent en premier la démographie de l'espèce. L'état de santé des roselières dans les zones de reproduction est le second facteur important, comme il a été précisé pour l'effarvatte.
L’arrêté concernant la Rousserole turdoïde interdit entre autres toute destruction intentionnelle des œufs et des nids, ainsi que la destruction ou la perturbation intentionnelle des oiseaux. La protection de ses habitats (sites de reproduction et aires de repos) interdit toute intervention sur ces milieux particuliers à l'espèce et notamment tout type de travaux susceptibles de les altérer ou de les dégrader. Il est également interdit de détenir, de transporter ou de réaliser toute action commerciale avec des individus prélevés dans le milieu naturel.

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